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Volley Ball : un Euro pour reconquérir le public français.

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Ce jeudi 12 septembre, et jusqu’au 29 septembre, la France – ainsi que la Belgique, les Pays-Bas et la Slovénie – accueillent le Championnat d’Europe masculin de Volley Ball avec, pour la première, le privilège d’héberger les rencontres phare de la compétition (l’une des deux demies finales, le match pour la 3e place et la finale). L’épreuve sera diffusée en exclusivité par L’Equipe.

Outre qu’elle devra prouver sa capacité à gagne sans sa star Earvin Ngapeth (absent au moins pour le match d’ouverture après s’être blessé à l’entraînement), l’équipe de France devra profiter de l’occasion pour relancer une discipline dont le rayonnement et l’attractivité ont faibli ces dernières années. Sa 18e place dans la 7e vague de l’indice SPORT INDEX (à mi-juin 2019, et en repli de 4 places sur un an) en témoigne.

Sur le terrain sportif, les volleyeurs français ont additionné au cours de la période récente les contreperformances (Mondiaux de 2018 et Ligue des Nations en 2019), coté garçons, et la difficulté des filles à gagner en compétitivité (elles sont d’ores et déjà écartées de la route vers Tokyo).

La discipline est devenue à peu près invisible dans les médias audiovisuels : aucune diffusion de compétition en clair au 1er semestre 2019 (contre près de 90 heures en 2018 sur L’Equipe), et moins de 50 heures sur les chaînes payantes… à tel point que la LNV a lancé sa propre Web TV pour assurer un minimum de visibilité aux championnats nationaux ; les environnements numériques ne luis sont guère plus favorables : une audience qui stagne sur le Web, et moins de 110 000 abonnés sur les réseaux sociaux (16e des 40 disciplines étudiées).

Et si coté sponsors le Crédit Mutuel conserve son soutien à la discipline, et si la Fédération a pu remplacer Generali par la MAIF (assurances) et Point P par Décathlon (retail), elle a aussi perdu au cours des deux dernières années Eden Park, la FDJ ou encore Cristalline.

Faut-il y voir un effet ou une cause des observations précédentes ? Le volley peine, surtout à recruter des licenciés : 105 364 en 2018, en léger repli sur 2017, et seulement la 20e place (sur 40) par le nombre des licences délivrées. Et, à rebours de la tendance constatée dans la totalité des disciplines, ou presque, la proportion de joueuse se situe en baisse depuis deux ans : de 49,1% en 2016, elle est revenue à 47,2% en 2018.

Autant de raisons d’espérer que l’équipe de Laurent Tillie saura briller sur les parquets au cours des prochains jours.

Premier rendez-vous : ce jeudi à 20 heures contre la Roumanie !

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