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Paris sportifs en ligne : Partouche intègre un marché ultra-concurrentiel en plein essor

Ce mercredi 11 septembre, le Groupe Partouche, a enrichi son offre de jeu et a lancé son site de jeux en ligne Pasinobet.fr. Le leader du secteur du jeu de casino en France intègre ainsi le marché des paris sportifs, qui, depuis son ouverture à la concurrence en 2010,  connaît d’année en année une forte croissance, pour atteindre en 2018, un total de mises record de 3,9 milliards d’euros.

Les paris sportifs, principale machine à cash pour les opérateurs

Après un monopole étatique fort de 471 ans, la France a ouvert en 2010 son marché des jeux en ligne, et créé pour l’occasion l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne), qui a agrégé cette année-là 11 opérateurs de jeux. En 2019, ce sont 14 opérateurs qui composent le marché des jeux en ligne.

L’an dernier, ces acteurs se sont partagés 1,205 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur l’ensemble du marché, soit 25% de plus qu’en 2017, notamment grâce à l’explosion des mises jouées  pour les compétitions sportives. En effet, pour la première fois en 2018, le Produit Brut des Jeux (PBJ – qui représente la part des mises restant aux opérateurs après redistribution aux gagnants) des paris sportifs (691M€) a été supérieur au PBJ réunis des deux autres segments du marché, les Paris Hippiques (256M€) et les Jeux de Cercle (258M€).

Pour les opérateurs, la rentabilité des Paris Sportifs est ainsi bien supérieure à celle des Jeux de Cercle : malgré une somme de mises jouées plus importante pour ces derniers (4,154 Mds€ en 2018) par rapport aux Paris Sportifs (3,904 Mds€), le PBJ pour chacun des deux segments représente respectivement 6% et 24% des mises.

Cette tendance se consolide en 2019 : le PBJ des paris sportifs a augmenté de 33% entre le S1 2018 et le S1 2019, pour atteindre 436M€ sur les 6 premiers mois de cette année. S’agissant des deux autres secteurs, sur la même période, le PBJ a seulement augmenté de 5% pour les Paris Hippiques, et de 1% pour les Jeux de Cercle. S’agissant des mises, même si 2018 fût une année de Coupe du Monde de foot, celles jouées par les amateurs de paris sportifs ont été plus importantes lors du premier semestre de 2019 (2,475 Mds€) qu’au S1 2018 (1,849 Mds€).

Si l’on s’intéresse aux compétitions sportives les plus pariées au cours du T2 2019, Roland Garros arrive en tête avec 104,8 M€ de mises, suivie par la Ligue 1 Conforama (76,1M€) et la Ligue des Champions (62,7M€). A noter également que la Coupe du Monde Féminine a rassemblé (jusqu’au 30 juin) 48,7M€ de mises, un record pour une compétition féminine. Les compétitions qui ont connu la plus grande marge de progression d’une année sur l’autre sont les trois grands championnats de football européen : LaLiga (+60%), la Premier League (+74%) et la Série A (+91%) qui a vu ses mises quasiment doubler en une année.

Evènements sportifs les plus pariés (T2 2019)

Source : ARJEL

 

Donnée SPORT Index : quels sont les sports plus pariés en 2018 ?

Entre 2017 et 2018, les mises liées aux paris sportifs ont augmenté de 56%, pour passer de 2,510 Mds€ à 3,904 Mds€. Depuis 2012, ce marché a connu une croissance de 453%, avec une augmentation moyenne de 34% par an.

Le sport le plus parié est le Football avec 2,345 Mds€ de mises jouées en 2018, représentant 47,8% des mises totales des paris sportifs. Un nouveau record est à prévoir pour le sport roi cette année puisque déjà 1,340 Mds€ ont été parié lors du premier semestre 2019. Une augmentation moyenne de 40% par an depuis 2012 qui lui a permis de détrôner le Hippisme en 2015, qui représentait l’an dernier 21,2% des mises (1.049Mds€) contre 41,2% il y a 4 ans. La troisième marche du podium est trustée par le Tennis (785,7M€ de mise en 2019), qui a également connu une forte augmentation depuis 4 ans puisque les mises jouées pour le tennis ont augmenté de 176%.

Sports les plus pariés en 2018

Source : ARJEL

Pasinobet.fr : l’arrivée d’un nouvel acteur dans un marché concurrentiel

Début septembre, le Groupe Partouche a obtenu l’agrégation de l’ARJEL afin de lancer sur le marché Pasinobet.fr, son site de jeux en ligne. Si le site internet du groupe est déjà effectif, son application sera créée dans les prochaines semaines sur iOS et Android. Une priorité pour l’opérateur puisqu’au T2 2019, 87% des paris sportifs ont été joués via Smartphone et Tablette.

Déjà partenaire principal du Montpellier HSC (actuellement seul opérateur de jeux en ligne en tant que sponsor maillot d’une équipe de Ligue 1), Pasinobet.fr va accompagner le lancement de sa nouvelle plateforme par une campagne de communication étalée sur 6 mois, avec notamment des spots TV (surtout lors des programmes sportifs), une présence digitale, des espaces pour parier dans les casinos du groupe Partouche et une visibilité grâce aux nombreux ambassadeurs (Jean-Pierre Papin, Djibril Cissé, Vincent Clerc, Jackson Richardson, Mickaël Llodra et Marion Rousse).

Dans cette campagne, Pasinobet.fr essaiera de concurrencer les trois leaders du marché français des paris sportifs  (Unibet, Betclic et Winamax) qui ne cessent d’accompagner leur plateforme respective de publicités dans les médias, sur les réseaux sociaux ainsi que par la voie du sponsoring : Winamax est par exemple partenaire de trois clubs de Ligue 1 (LOSC, SCO Angers et OGC Nice). De son côté, Betclic s’est associé cette semaine avec l’équipe de France de Volley pour accompagner les bleus lors de l’Euro (qui se déroule actuellement en France) ainsi qu’avec structure de foot en salle Five. Quant à Unibet, l’entreprise suédoise est partenaire principal du PSG, et dispose comme ambassadeurs Pierre Ménès, Habib Beye, Georges Eddy ou encore Tatiana Golovin.

Sur les réseaux sociaux la présence continue de ces trois acteurs est également indispensable pour faire une communication d’offres spéciales, mini jeux concours quotidiens et annonce de côtes en temps réels. Sur twitter, @WinamaxSport compte à son actif plus de 120.000 tweet (depuis janvier 2014) afin de nourrir ses 360.000 followers.

De manière plus générale, les dépenses marketing médias augmentent au fil des années. Si elles restent plus élevées mais stables lors des années paires (Euro et Coupe du Monde de Football), autour de 190M€/an, ces dépenses tendent à augmenter lors des années impaires, sans événements sportifs «exceptionnels » : en 2015, ce budget représentait 147M€ pour l’ensemble des opérateurs en 2015, 157M€ en 2017, et déjà 104M€ lors des six premiers mois 2019.

Dépenses marketing médias des opérateurs de paris sportifs (en M€)

Source : ARJEL 

A titre d’exemple, Winamax, en vue de la nouvelle campagne de Ligue des Champions qui commence ce mardi 17 septembre, de la reprise de la NBA et de la Coupe du Monde de Rugby qui débute ce samedi 20 septembre, a lancé une nouvelle campagne d’affichage, notamment dans plusieurs stations de métro parisien qui accueille quotidiennement 4,5 millions de passagers.

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