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NBA Paris Game 2020 : le sport « made in America » débarque en France

Pour la première fois, ce vendredi 24 janvier, un match de saison régulière de NBA (Charlotte Hornets – Milwaukee Bucks) se tiendra dans une enceinte française, l’AccorHotels Arena de Paris. A 48h du match, la capitale vit au rythme de l’événement, organisé par l’une des ligues sportives les plus populaires au monde et en France, au détriment d’un basket français qui suscite de moins en moins de ferveur.

 Un match de NBA à Paris, une grande première

Alors qu’il se disputait traditionnellement à l’O2 Arena de Londres depuis 2011, le fameux NBA Game pose cette année ses valises à l’AccorHotels Arena de Paris. A l’affiche, les Milwaukee Bucks contre les Charlotte Hornets, qui compte par ailleurs dans ses rangs le MVP (meilleur joueur de la saison précédente) Giànnis Antetokoumpo, de quoi médiatiser encore un peu plus la rencontre.

Dès l’annonce de la tenue du NBA Paris Game début 2019, et de l’ouverture de la billetterie le 25 avril dernier, les fans français (et européens) ont afflué sur la plateforme d’inscription pour assister au match. Au total, plus de 140 000 personnes se sont inscrites sur le site en ligne, soit 9 fois plus que la capacité de l’AccorHotels Arena (15 000 places), pour des tickets allant de 375 à 1040€.

Sans surprise donc, l’Arena sera à guichets fermés, mais outre la tenue du match, c’est le tout Paris qui se mobilise pour faire de cette grande première un événement à part. Effectivement, en marge du match, la Ville de Paris, en collaboration avec la NBA, organisera un grand nombre d’activités en amont, et pendant la rencontre : plusieurs tournois de NBA 2K20 (le jeu vidéo officiel de la NBA, partenaire de l’événement) ont été organisés dans la ville ; l’ouverture de la NBA House (du 23 au 26 janvier aux Halles des Blancs Manteaux), regroupant activités digitales, diffusion des matchs en direct et pratique du basket façon NBA ; visite d’hôpital par les joueurs  ; organisation de séance NBA Clinics (entraînement de jeunes basketteurs français par des coachs de basket américains) ; inauguration de l’exposition Tony Parker sur les grilles du square de la Tour Saint Jacques à partir du 20 janvier…

Des millions de fans faisant de la NBA une usine à sponsors

Avec la Premier League et l’UEFA Champions League, la NBA fait partie des championnats sportifs les plus populaires au monde. Elle est par ailleurs la ligue la plus suivie du continent nord-américain, tous sports confondus. Sur les 4 réseaux sociaux majeurs (Facebook, Twitter, Instagram et YouTube), elle est la ligue sportive qui fédère le plus, derrière les comptes réseaux sociaux de l’UEFA Champions League. Avec plus de 120 millions de followers, elle se hisse même cinquième au classement des entités sportives les plus suivies au monde, seulement derrière le FC Barcelone, le Real Madrid, Manchester United et l’UEFA Champions League.

Nombre de followers des ligues sportives majeures sur les 4 réseaux sociaux principaux

Source : Sport INDEX

En termes d’audiences TV outre-Atlantique, si la NBA n’égale pas la finale du Superbowl (Foot US), elle permet aux diffuseurs de réaliser des scores largement au-dessus des moyennes des programmes sportifs en général. Au Canada, le match 5 de la dernière finale (Toronto Raptors – Golden States) était en 2019 le programme ayant généré la plus forte audience dans le pays (6,9 millions de téléspectateurs). Sur l’ensemble des 5 matchs de la finale, 50% de la population canadienne a regardé tout ou partie des finales 2019 (soit 18,2 millions de téléspectateurs). De l’autre côté de la frontière, les finales ont été suivies en moyenne par 19,3 millions de téléspectateurs, soit une hausse de 4% par rapports aux audiences des finales 2018.

Si l’on traverse l’Atlantique, la France est également l’une des plus grandes communautés de fans de la NBA à l’étranger, l’exemple le plus marquant de sa popularité étant visible au travers des paris sportifs. Entre 2016 et 2018, les mises de paris en ligne concernant la NBA ont augmenté de 101%, passant de 109M€ à 219M€. Encore plus frappant, lors du S1 2019, la NBA a été la deuxième compétition sportive la plus pariée en France avec 177,1M€, juste derrière la Ligue 1 (196M€), et devant la Ligue des Champions (130,3M€) et la Premier League (110,1M€), selon l’ARJEL.

S’agissant de la fréquentation des sites d’informations spécialisés dans le sport, une étude réalisée par SPORT INDEX au mois d’octobre 2019 avait révélé que le site d’information BasketUSA.fr, consacré à la NBA, était, avec plus de 6 millions de visites mensuels, le 4ème site d’informations sportives spécialisées le plus consulté en France, derrière Foot Mercato, France Football et Rugbyrama. Sur les réseaux sociaux, c’est le compte média français Trashtalk, consacré également à la NBA, qui se démarque avec presque 200 000 followers.

Enfin, concernant sa retransmission TV dans l’hexagone, beIN SPORTS, depuis 2012, contre 4,5M€/saison, diffuse l’intégralité des 400 matchs de la saison régulière, des play-offs et des All Star Game.

S’agissant du NBA Paris Game 2020, la filière française du groupe beIN Média Group, en plus d’en être le diffuseur exclusif, est également le partenaire titre de l’événement en tant que « Presenting Partner », qui lui permettra notamment d’être visible sur le parquet. Le match sera également diffusé par beIN Média Group dans tout le Moyen-Orient et en Afrique ; par ABC, ESPN et TNT aux USA ; ainsi que partout à travers le monde grâce au lancement inédit de la plateforme de streaming NBA League Pass.

Une couverture médiatique et un rassemblement de fans hors-normes ont ainsi poussé d’autres marques que beIN SPORTS à s’associer à l’un des événements sportifs de l’année sur le sol français. Depuis son lancement en 2011, le NBA Game 2020 a par ailleurs battu le record du nombre de sponsors. Au total, 14 marques se sont associées à cette rencontre. Outre le partenariat majeur avec beIN SPORTS, suivent les partenaires premium (Beats, Nike, Foot Locker, Gatorade, Fanatics, la FDJ, SAP, Tissot et 2K20), et les partenaires promotionnels (Accor, La Banque Postale, Pringles, et Yop).

Le dernier en date, Yop, se présentera ainsi comme le « Yaourt officiel du match. Le jour du match, les spectateurs seront également invités à participer à une expérience basket YOP avec un concours de ‘free throw’ sur un mini-terrain. Des échantillons YOP seront également distribués à l’AccorHotels Arena et à la NBA House, le lieu éphémère qui célébrera la venue de la ligue nord-américaine en France.

 Le basket français ne rattrape pas son retard face à la popularité de la NBA en France

·         Diminution du basket à la TV en clair, liées notamment aux manques de performance des équipes de France : Depuis 2017, le volume horaire du basket à la télévision est loin derrière ceux des autres sports collectifs. Si cette année-là, 28 heures de basket ont été diffusées, dont 26 sur RMC Story (Pro A), l’arrêt de la diffusion en clair du championnat de France sur le canal 23 de la TNT a considérablement fait baisser le volume horaire de la discipline en clair, qui s’en remet ainsi aux qualifications en ½ et en finale des équipes nationales. Compte tenu des résultats en dent de scies des Bleus, le basket français n’a pas été visible en clair en 2018, et seulement 8 heures en 2019.

 

·         Une pratique qui a diminué en 2018, dépassée par celle du Handball : Alors qu’elle comptait plus de licenciés que la Fédération Française de Handball en 2016, autre sport collectif de parquet, la FFBB compte désormais en 2018 moins de licenciés (525 040) que celle du hand (549 295). Entre 2017 et 2018, la FFBB a perdu 13 255 licenciés. Par ailleurs, entre 2012 et 2018, elle est la fédération de sport collectif en salle ayant gagné le moins de licenciés (+12,8%) en comparaison avec le Handball (+16,8%) et le Volleyball (+16,7%).

 

·         Les paris sportifs en ligne concernant la Jeep Elite (nouvelle Pro A) font également partis de ceux qui ont connu la plus faible augmentation depuis 2016 : avec 10,5M€ de mises pariées il y a trois ans, elle n’a connu une qu’une hausse de 23% de ses mises en 2 ans (soit 4 fois moins que la NBA, citée précédemment), pour atteindre 13M€ en 2018. Cette hausse est également bien moins significative que celle qu’a connue la Lidl Star Ligue (D1 de Handball), qui a vu ses paris en lignes augmenter de 440%, passant de 500.000€ en 2016, à 2,7M€ en 2018.

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