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Elections fédérales : la prise du pouvoir de la jeunesse ?

Maintenues malgré le report des Jeux Olympiques de Tokyo, les élections dans les fédérations sportives arrivent à mi-parcours : depuis septembre, 24 fédérations intégrant l’étude SPORT INDEX ont élu une nouvelle équipe dirigeante pour les les quatre prochaines années. La moitié d’entre elles a élu un nouveau président à sa tête. A chaque fois, le nouvel élu est : plus jeune que son prédécesseur. 

Tous les 4 ans, suivant le cycle calendaire des Jeux Olympiques d’été, les fédérations sportives entrent en période électorale afin d’élire de nouveaux dirigeants. Si la situation sanitaire aura eu raison des olympiades de Tokyo, prévues initialement en août dernier et reportées à l’été 2021, les élections, elles, ont été maintenues.

La situation actuelle, qui a particulièrement affecté le monde du sport amateur et professionnel, tant sur les budgets des fédérations que sur le calendrier de leurs compétitions, a pu avoir une influence notable sur le renouveau des têtes dirigeantes des instances du sport français, déjà en quête de modernité depuis plusieurs années. En effet, sur les 24 fédérations[1] qui ont déjà procédé aux élections, 13 d’entre elles ont voté pour un nouveau président. Si 8 de ces 13 fédérations (Moto, Handball, Aviron, Golf, Badminton, Squash, Triathlon, Taekwondo) ont élu un nouveau président suite à la non-représentation du président sortant, les 5 autres ont vu l’opposition battre le président sortant : Escrime (sortant : Bruno Gares), Tennis de Table (Gilles Erb), Lutte (Lionel Lacaze), Surf (Jacques Lajuncomme), et surtout Judo, où Stéphane Nomis a battu le président en poste depuis 2005, Jean-Luc Rougé, pour prendre la tête d’une entité comptant plus de 500 000 licenciés.

Ces changements de présidents se sont accompagnés d’un rajeunissement global. Ainsi, avant les élections, la moyenne d’âge des 40  présidents des fédérations étudiées par SPORT INDEX était de 63 ans. A mi-parcours, en attendant les élections pour 16 autres fédérations (dont certaines majeures comme celles de Football, de Tennis et de Cyclisme), la moyenne d’âge des présidents de fédérations françaises a décru de 4 années pour culminer à 59 ans.Toutes les fédérations qui ont élu un nouveau président en ont choisi un plus jeune. Stéphane Nomis, cité plus haut, a par exemple 21 ans de moins que Jean-Luc Rougé. La tendance est la même dans toutes les fédérations, qu’elles comptent moins de 50 000 licenciés ou plus de 200 000 : Golf (Pascal Grizot, 58 ans, soit 15 de moins que son prédécesseur), Handball (Philippe Bana, 9 ans de moins), Triathlon (Cédric Gosse, 14 ans de moins) ou encore Moto (Sébastien Poirier, 25 ans de moins)…

Retrouvez ci-dessous l’ensemble des mouvements de présidence dans les fédérations françaises.

[1] Le prisme des fédérations choisies s’articule autour de celles intégrant l’étude SPORT INDEX

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