Tous les articles

La bourse n’a plus la cote auprès des clubs européens

En 2003, 37 clubs européens, majoritairement anglais, étaient entrés en Bourse. Aujourd’hui, on  ne compte que 5 clubs majeurs à être côtés sur les 5 principaux marchés européens. Tributaire des résultats sportifs, la valorisation s’est révélée aléatoire quand bien même l’inflation des droits TV gonflaient les recettes. Alors que la tendance est à la décrue des droits, les marchés financiers, à de rares exceptions près, n’ont pas tenu leur promesse comme source de financement des clubs.

 Les clubs anglais ont été les pionniers puisqu’avant  tous les autres pays, les clubs de Tottenham, Manchester United, Manchester City ou Arsenal ont été côtés en bourse. En 2003, sur les 37 équipes cotées en Europe, 24 étaient anglaises. Mais, lors des dernières opérations de rachats, les propriétaires ont fait le choix de se retirer pour mieux contrôler les clubs et stopper les dépréciations liées à la fluctuation des titres (défaites, rumeurs de transferts, blessures…) alors que dans le même temps, les recettes ne cessaient d’augmenter, notamment en raison de l’inflation des droits de retransmission. Il n’y a plus aujourd’hui aucun club anglais côté en bourse. Ni aucun club espagnol.

Il ne reste que 5 clubs majeurs en bourse : le Borussia Dortmund en Allemagne depuis novembre 2000, l’Olympique Lyonnais en France depuis février 2007, et trois clubs en Italie, la Juventus de Turin (2001) qui a rejoint l’AS Roma (2000) et la Lazio de Rome (1998).

Au-delà des 5 principaux marchés, 22 équipes européennes sont répertoriées par le Stoxx Europe Football, l’indice créé en 1991 qui recense les sociétés de football cotées sur les places boursières européennes (Europe large).

Depuis 1991, l’indicateur Stoxx Europe Football a connu un plus bas en octobre 1992 à 63 € et un plus haut en janvier 1997 à 507 €. S’en est suivie une chute graduelle et le Stoxx Europe Football a ensuite évolué dans entre 87 € et 166 €. Le cours a repassé symboliquement la barre des 100 € courant mars 2017 et se situe aujourd’hui autour de 115 €.

Le pays qui cumule la plus forte capitalisation boursière est l’Italie. Ses 3 clubs cotés (AS Roma, Juventus et Lazio) totalisent une capitalisation boursière d’environ 1,5 milliard d’euros dont une majeure partie est liée à celle de la Juventus. Le club turinois valait 1,26 Md€ lors du pic de septembre 2018, suite au transfert du joueur le plus bankable du marché, Cristiano Ronaldo. Mais le titre a depuis perdu près de la moitié de sa valeur. Derrière la Juventus, ce sont le Borussia Dortmund et l’Ajax Amsterdam qui sont les mieux valorisés.

L’Olympique Lyonnais est le seul et unique représentant français à avoir tenté l’aventure de la bourse. Il avait sauté le pas en 2007, peu après que la France autorise l’accès de la bourse aux clubs sportifs. Le précurseur a souffert et n’a pas fait d’émules. Le titre cote autour de 2 € alors qu’il avait été introduit à 24 € il y a treize ans.

Sport Index

Catégories

Agenda