Franco Baresi est mort à 66 ans, a annoncé l’AC Milan ce vendredi 31 juillet. Capitaine emblématique des Rossoneri pendant deux décennies, considéré comme l’un des plus grands défenseurs de l’histoire du football, l’Italien s’est éteint après une longue maladie : il avait été opéré d’un nodule pulmonaire en août 2025. Son maillot numéro 6, retiré par le club dès 1997, résume à lui seul ce qu’il représentait à San Siro.
- ▸L’AC Milan a annoncé le décès de Franco Baresi ce vendredi 31 juillet, à l’âge de 66 ans
- ▸Une seule tunique de 1977 à 1997 : 719 matches officiels avec Milan, 6 titres de champion d’Italie, 3 Coupes d’Europe des clubs champions
- ▸Champion du monde 1982 avec l’Italie sans jouer, finaliste héroïque du Mondial 1994, disputé moins d’un mois après une opération du ménisque
- ▸Le club avait dû démentir de fausses rumeurs de décès mercredi soir, relayées jusqu’à des responsables politiques italiens
Un seul club, une vie entière : le numéro 6 de San Siro #
L’histoire aurait pu être toute autre : adolescent, Franco Baresi est recalé par l’Inter — jugé trop frêle — alors que son frère aîné Giuseppe y fera toute sa carrière. Milan le récupère en 1977, et ne le lâchera plus : vingt saisons, 719 matches officiels, un record de fidélité que seul Paolo Maldini prolongera. Libéro moderne avant l’heure, il gagne 6 Scudetti et 3 Coupes d’Europe, dont les deux triomphes du grand Milan d’Arrigo Sacchi (1989, 1990) aux côtés de Maldini, Costacurta et Tassotti — la défense la plus célèbre de l’histoire.
À sa retraite en 1997, le club fait un geste rarissime dans le football italien : il retire le maillot numéro 6. Personne ne l’a porté depuis. Depuis 2020, Baresi occupait le poste de vice-président d’honneur du club, rappelle L’Avenir.
« Milan pleure la disparition de Franco Baresi, qui restera pour toujours, comme son maillot numéro 6, une partie inséparable et fondamentale de l’ADN et de l’histoire du club. »— Communiqué de l’AC Milan, 31 juillet 2026
1994, la finale qui a scellé sa légende #
En sélection, Baresi compte 81 capes et fait partie du groupe champion du monde en 1982 — à 22 ans, sans disputer une minute. Douze ans plus tard, il écrit l’une des pages les plus folles de l’histoire des Mondiaux : blessé au ménisque en début de tournoi aux États-Unis, il est opéré, puis revient 25 jours plus tard pour jouer l’intégralité de la finale contre le Brésil de Romario, à 34 ans, dans la fournaise de Pasadena.
L’Italie s’incline aux tirs au but — Baresi, épuisé, envoie le sien au-dessus, avant les échecs de Massaro et Baggio. L’image de son visage défait, consolé par ses coéquipiers, reste l’une des plus poignantes du football des années 90. Paradoxe cruel pour un joueur qui n’a pratiquement jamais rien raté d’autre.
Deux jours de confusion, puis l’annonce officielle #
La fin est arrivée dans une pénible cacophonie médiatique. Mercredi soir, de fausses annonces de décès se sont répandues sur les réseaux sociaux, reprises jusque par le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini, qui a publié puis supprimé un message d’hommage. L’AC Milan avait dû démentir dans la soirée, indiquant que son ancien capitaine traversait « une période difficile et délicate » et appelant au respect de sa vie privée, comme le rapportait Orange Sports.
L’annonce officielle est tombée ce vendredi. Baresi luttait contre la maladie depuis l’été 2025, quand il avait été opéré d’une nodulation pulmonaire. Le club n’a pas précisé les causes exactes du décès. De Maldini aux anciens du Milan de Sacchi, les hommages affluent de toute l’Europe du football.
