Warren Barguil : retour sur un exploit mythique et l’évolution du cyclisme moderne

Un exploit confirmé : la victoire en solitaire au sommet de l’Izoard (Tour de France 2017) #

Warren Barguil, coureur français né en 1991, a marqué le Tour de France 2017 en remportant deux étapes sous le maillot de la Team Sunweb. La première victoire est survenue le 14 juillet, jour de la fête nationale, au sprint à Foix, devant Nairo Quintana, Alberto Contador et Mikel Landa. La seconde, celle restée dans les mémoires, a eu lieu le 20 juillet 2017 sur la 18e étape, entre Briançon et le col d’Izoard (179,5 km) : c’était la première arrivée d’étape jamais jugée au sommet de ce col dans l’histoire du Tour. Dernier rescapé d’une échappée, Barguil a repris et lâché Darwin Atapuma à 3 km de l’arrivée pour s’imposer en solitaire, avec 20 secondes d’avance. Cette double victoire d’étape lui a assuré le maillot à pois de meilleur grimpeur (169 points, doublés sur l’Izoard) ainsi que le prix de la combativité, puis le prix de la super-combativité à l’arrivée à Paris. Il avait terminé ce Tour 2017 à la 10e place du classement général.

Ce que Barguil dit aujourd’hui du niveau de la course #

Le 25 février 2025, alors sous le maillot de Picnic PostNL, Warren Barguil s’est exprimé dans l’émission « Bistrot Vélo » (Eurosport, diffusée chaque lundi à 18h sur MAX et YouTube). Il n’est plus positionné parmi les meilleurs grimpeurs du peloton, mais assure ne pas avoir significativement régressé : selon lui, c’est le niveau de la concurrence qui a changé. Sa formule, reprise dans le titre même de l’interview, résume la comparaison qu’il établit avec sa propre performance de 2017 :
« Mon 6 watts/kg de l’Izoard en 2017, maintenant, c’est le tempo de l’avant-dernier col. »
Autrement dit : la puissance qui lui avait permis de gagner en solitaire au sommet de l’Izoard en 2017 ne suffirait aujourd’hui, selon lui, qu’à rouler au rythme des derniers du groupe sur une ascension comparable — signe, dans son propre témoignage, d’une hausse générale du niveau plutôt que d’un déclin personnel. Il complète ce constat par une seconde formule, dans la même interview :
« Warren Barguil : le niveau (de la concurrence) n’est plus du tout le même. »
Remarque éditoriale : cette vidéo YouTube associée à l’article montre un extrait Eurosport consacré à Geraint Thomas lors du Giro, sans rapport avec Warren Barguil ou le Tour de France 2017 — elle provient d’un module d’illustration automatique et est laissée ici sans modification.

Depuis, dix-huit mois ont passé #

Au moment de cette interview (février 2025), Warren Barguil courait sous les couleurs de Picnic PostNL. Voici ce qu’il a fait depuis, sur la base des résultats officiels :
  • Saison 2025 : 10e à Eschborn-Francfort ; 23e du Tour de France 2025, son meilleur classement général au Tour depuis plusieurs saisons.
  • Saison 2026 : 57e du Tour d’Italie ; 87e du Tour de France 2026, sans avoir pu peser sur la course.
  • À l’arrivée de la 20e étape du Tour de France 2026, il a confié aux journalistes qu’il s’agissait peut-être de sa dernière étape de montagne sur le Tour (Ouest-France, 25/07/2026 ; Le Télégramme, 26/07/2026).
À la date du 2 septembre 2026, Warren Barguil n’a annoncé aucune retraite officielle, mais évoque désormais ouvertement la possibilité d’avoir disputé son dernier Tour de France. Illustration détaillée sur warren barguil : retour sur un exploit mythique et l'évolution du cyclisme moderne

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